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mercredi, avril 16 2008

Matrix

Ah Matrix, le film de science-fiction de la fin des années 90 qui a donné suite à deux épisodes certainement incompris par leur imperfection tant le scénario qui n'arrête pas de nous servir de la philosophie pompeuse pour des choses simples. Après tout pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer? Grande question, hein? Complètement conne oui!

A la base de Matrix, on a les Wachowski Brothers, deux mecs sortis un peu de nul part, leur premier est très peu connu, moi même je ne l'ai pas vu (pas envie). Bref, ils arrivent comme ça et nous sortent un putain de film de malade mental que beaucoup ont considéré (à tort selon moi) comme révolutionnaire. En effet, le film est un melting-pot de la culture geek et punk brassé à un peu de religion (oh pas du catéchisme non plus sinon j'aurai déjà abandonné). Seulement et il faut le savoir à la base du film, il y a un livre de malade mental, de schizophrène, du genre qu'il faut relire trente fois pour le comprendre pleinement. Moi je l'ai lu deux fois et je capte toujours rien à la fin. Bon bien sûr, le livre n'a été qu'une source d'inspiration, beaucoup d'éléments ont été supprimés (la critique du capitalisme) qui sont pourtant essentiel au genre du cyber-punk. Car avant de parler de SF, faudrait peut-être réussir à classer Matrix, incontestablement il fait parti de la mouvance cyber-punk dont K.Dick est le fer de lance avec William Gibson (l'auteur du livre cité plus haut), il en fait parti de par l'utilisation de tous les codes inhérents, le monde dominé par la machine, l'omniprésence de l'informatique (utilisé aussi bien en bien qu'en mal), le pessimisme avec pourtant l'espoir au bout mais pas toujours (cf Blade Runner, LE film de Ridley Scott, chef d'oeuvre cyber-punk plus complexe qu'il n'y parait à la première vision). Ce qui est fort avec Matrix c'est qu'il y a une volonté de ré-inventé le genre, il est redéfini par l'utilisation de la religion (bouddhiste surtout) qui se voit au niveau de la prédestination de Neo, la mythologie de l'Elu (le Messie),... Ainsi si le film n'est pas une révolution car il ne fait que ré-utiliser des codes déjà vu tel que le bullet-time (inventé par notre Michel Gondry national), les ralentis à la John Woo (cf la scène du hall), la récupération de certains codes geeks (Neo qui vole tel Superman, qui arrête les balles), le voyage initiatique calqué sur celui de Alice (cf le lapin blanc), l'utilisation de la Bible (le messie), le film est quand même un sacré tour de force car il réussi à combiner tous ces éléments dans un ensemble cohérent et crédible.

Je pourrais écrire des tonnes de choses mais je ne veux pas me la péter ce n'est pas le but, le but est de faire une analyse. Tout d'abord les noms, ils ne sont pas dus au hasard, Neo, beaucoup le savent est l'anagramme de One, Neo habite dans l'appartement 101, de même que le Mérovingien sauf que lui c'est un palace! Morpheus, le seigneur des songes inspiré de Morphée qui tente de réveiller les âmes humaines pour leur montrer leur soumission. Trinity signifie ni plus ni moins la Trinité. D'ailleurs, j'ai lu que certains y voyaient une apologie de l'idéologie marxiste, mouais, ceux qui me connaisent savent tout le respect que j'ai pour Karl Marx mais là c'est trop tordu. Moi, j'y verrais plutôt une vision de la société actuelle, dominée par les images, soumise à un état de pensée définie par la télé qui nous ôte notre liberté (après ça je me demande comment je peux avoir que 9 ou 11 en philosophie), seuls certains sembleraient conscients de cela et voudraient libérer leur semblables même si ils ne sont pas prêt.

Mais il faut bien avouer qu'avant tout Matrix, c'est du gros film populaire (dans le bon sens du terme), certes intellectualisé mais le film propose des scènes d'action monstrueuses, toutes inspirées des modèles hong-kongais tel John Woo mais il faut avouer qu'elles sont jouissives. La baston entre Neo et les cetaines de Smith dans le deuxième épisode est énorme et est un pur sommet de bataille homérique. Ma préférée reste la baston de fin du trois qui me fait penser à Dragon Ball et aux combats où tout le décor vole en miettes.

Matrix c'est donc avant tout une pure opération de recyclage comme seul Hollywood sait les faire, je ne saurais trop vous conseiller pour bien apprécier l'oeuvre de consulter tout ce qui en est à la base. En vrac je citerais ce que moi j'ai lu et vu : Neuromancien de William Gibson, les films de John Woo (Volte-Face, A toute épreuve,...), Alice aux pays des merveilles (ben oui j'ai vu le dessin animé de Disney et oui je me suis fait chier mais ça a fait plaisir à ma petite nièce) et enfin un super site qui décortique tout mais alors tout de chez tout www.matrix-happening.net . Voilà ce sera tout pour aujourd'hui.

A plus et Banzaî !

samedi, avril 5 2008

Collateral

Michael Mann l'un des plus grands réalisateurs de thriller au monde a offert avec Collateral un bijou, une oeuvre magnifique dans le fond et dans la forme. Il a aussi réussi l'exploit non négligeable de faire jouer Tom Cruise correctement. Dès la première image où l'on voit le personnage de Cruise, Vincent on est bluffé, on savait que Michael Mann aimait vieillir ses acteurs (Russel Crowe dans Révélations) mais là c'est innatendu. La deuxième scène nous presénte Max, interprété par Jamie Foxx, anti-héros parfait doucement idéaliste qui conduit son taxi depuis 12 ans et rêve d'ouvrir une agence de location de limousines.

Mann réussi ici l'exploit d'intégrer un troisième personnage qui se contente d'être spectateur, la ville de Los Angeles. Il arrive à l'intégrer en la filmant comme jamais personne ne l'avait fait. Encore plus que dans Heat, L-A devient plus qu'un décor, un acteur de l'histoire. Le film propose un scénario mince mais sublimé par la volonté de Mann de se concentrer sur les hommes. Ainsi on va suivre le parcours chaotique de Max et Vincent, alliés malgré eux et celui de l'inspecteur Fanning qui arrive trop tard et constate les dégâts causés par Vincent. Les véritables caractères de chacun vont se révéler, Vincent le froid et méthodique va peu à peu se faire prendre à son propre jeu par Max qui n'était jusqu'alors qu'un simple chauffeur de taxi et qui va devoir ouvrir sa gueule pour prouver qu'il existe et agir comme il se doit.

La mise en scène de Michael Mann reste fidèle à ce qu'elle à toujours été, efficace et classe voire sensuelle parfois. Les lumières bleues sont toujours aussi importantes (la scène de la boîte de nuit), elles sont les anges gardiens des personnages principaux. Los Angeles, ville lumineuse se voit ici sublimée entre les prises de vue aériennes et les éclairages qui réfléchissent sur le taxi de Max. Mann est un perfectionniste et ça se voit, son talent pleinement justifié transpire du début à la fin. La caméra HD apporte énormément et confère à l'histoire un aspect documentaire que Mann reprendra pour Miami Vice, film détesté par beaucoup et à tort selon moi.

"Vous l'avez tué?" "Non, je lui ai tiré dessus, la chute et votre taxi l'ont tués"

samedi, mars 29 2008

Fight Club 3e partie

Désormais un dilemme s'offre à moi, je vous raconte la fin ou non? (Ceux qui n'ont pas vu ou lu la fin, fichez le camp si vous ne voulez pas vous faire méga-spoilé la tronche! Comme ça vous êtes prévenu, vous pourrez pas m'engueuler :) ) En fait on apprend aux ¾ de l'histoire que Jack et Tyler ne sont qu'une seule et même personne : le narrateur. A ce moment-là, un nouveau thème apparaît, la folie. Il faut tout d'abord expliquer comment Tyler a pu apparaître dans la vie de Jack (merci à Thotho qui m'a permis de clarifier la situation dans ma tête lors d'une discussion aussi brève qu'instructive). En fait on apprend au début que Jack a des crises d'insomnies (sans doute dû au stress de son travail) et ça l'énerve au plus haut point, il va alors se rendre dans des comités de souffrance (alcooliques anonymes, malades des testicules,...) il va au milieu de ces personnes mourantes mais en vie trouver la force de dormir à nouveau, lui qui se sent mort et vivant. « Chaque soir je mourais et je revivais ». Le malheur des autres lui permet de se calmer, d'être relax, alors qu'il méprise quasiment toutes les personnes qui l'entourent (sauf le gros Bob). Seulement va arriver l'élément-clé du récit, celui (ou plutôt celle) sans qui rien n'arriverait Marla Singer, l'alter-ego de Jack, et à cause d'elle il ne va plus pouvoir dormir. Elle, au contraire de lui, voudrait mourir mais pas totalement. C'est le personnage clé du récit, elle est de ce fait très dur à analyser. En tout cas ce qui est sûr c'est que c'est elle qui est la cause de la création de Tyler mais en fait pas seulement. Jack voulait de toute manière couper les ponts d'avec sa vie, il en a marre de vivre comme il faut, pour cela il va s'inventer le personnage de Tyler Durden, prophète anarchiste survolté et déluré, obsédé par une chose : le sexe. Tout le contraire de Jack en somme. Il a besoin de ce personnage pour prendre confiance en lui et pour pouvoir créer le Fight Club puis le Projet KO. Ce dédoublement de personnalité nous fait réaliser que l'homme est prêt à tout pour briser quelque chose, pour bousculer les habitudes, Jack/Tyler va jusqu'à faire exploser son appartement pour toucher le fond et à se brûler la main à l'acide sulfurique (en clair se faire mal) pour se sentir vivant, il va se mettre des coups tout seul... Il a une haine tellement farouche de Marla Singer qu'il va jusqu'à s'imaginer que c'est Tyler qui couche avec elle. En fait un espèce de faux triangle se forme durant le film/livre, parce que comme le dit Jack : « J'ai besoin de Tyler qui a besoin de Marla qui a besoin de moi ». Au final le film bascule dans une espèce de combat de Marla pour ne pas perdre la boule lorsqu'elle se fait virée de la maison par Jack alors qu'il vient de se la faire.

Dernier thème à aborder, le plus insidieux, la soumission. En effet Tyler dit qu'il veut rendre les hommes libre alors que c'est faux, il va les soumettre à sa volonté en les transformant en « Singes de l'espace » c'est à dire en soldats qu'il va envoyer au casse-pipe. C'est par ce thème sous-jacent que se dévoile la nature humaine telle que Palahniuk et Fincher la perçoive, noir et hypocrite, prête à tout pour arriver à ses fins. Tyler sous son apparence de Prophète devient en fait un dictateur de l'esprit, il emploi des jolis mots et dit (souvent) des vérités (au contraire des vrais dictateurs). Je ne m'attarde pas sur ce thème car c'est le plus facile à comprendre et à expliquer.

C'est fini pour cette analyse longue (3 pages sous Word!) qui m'a fait plaisir. J'ai vraiment essayé de compiler ce que je pensais du film et du livre en laissant de côté l'analyse de la mise en scène et du style. Au final, j'ai pu par la même occasion voir que Fight Club ressemblait au Yin et au Yang, deux aspects complètement opposé qui forme pourtant un tout. On peut voir le film comme une blague énorme mais au combien réaliste ou bien alors comme une chronique sociale possédant un style complètement barré et original (dans le fond et la forme). Ce n'est pas pour rien que Chuck Palahniuk fait parti du mouvement d'Anticipation Social.

PS : Désolé pour les fautes si il y en a que j'ai oublier, signalez les moi, je corrigerais. Merci!

vendredi, mars 28 2008

Fight Club 2e Partie

Un deuxième thème apparaît alors insidieusement, thème qu'on en commun Fincher et Palahniuk, un thème dépressif, le nihilisme, cette négation de l'être devient dans le film une négation de tout ce que l'homme est devenu et de ce que la mode veut que l'homme devienne. Rappelez-vous cette scène où Tyler et Jack sont dans un bus et voient une affiche pour une marque de vêtements masculins et s'esclaffent de voir le mannequin moitié nu, arborant des abdos musclés et un corps svelte. Pour eux tout doit avoir un sens, Tyler et Jack ont du muscle parce qu'ils se battent et parce qu'ils en ont besoin. Dans le livre, le monde est perdu, au pied du mur car il n'y a plus eu de révolution digne de ce nom, tous les essais pour parer le modèle capitaliste ont été des échecs. De la rencontre entre Tyler et Jack va naître le Fight Club, club de combats clandestins qui va bientôt s'étendre dans le monde entier. A la base, il y a la volonté de Tyler d'appliquer concrètement ce qu'il dit. Pour lui, les hommes ne sont plus libres, ils sont dominés comme je l'ai dit plus haut. Selon lui, c'est seulement lorsque tu connais la douleur, la souffrance que tu te rapproches de la liberté. Tyler est libre, il n'a plus de contact avec sa famille, il vit dans une maison délabrée (bref il squatte), il n'a pas de téléphone, pas de voiture tous ces boulots sont temporaires et il ne les fait jamais au sérieux (pour preuve il pisse dans la sauce et pète sur les meringues et il trafique les bandes des films qu'il diffuse). Il veut que tout le monde connaisse cet état, il veut que les gens arrêtent de végéter pour vivre enfin pleinement. « L'auto-destruction est sans doute la solution, chercher à s'améliorer c'est rien que de la branlette)» Par auto-destruction Tyler n'entend pas suicide, pour lui ce serait de la lâcheté, ce serait fuir ses responsabilités comme son père (et celui de Jack) l'a toujours fait. Il veut en fait dire qu'il faut aller plus bas que terre, il faut «toucher le fond» pour pleinement exister. Se battre c'est le moyen qu'à trouver Tyler pour exister, pour se sentir vivant, pour être fier de ce que l'on est. Peu importe le travail, seul compte de se battre et de mettre une branlée à son adversaire. Avant le Fight Club, les gens étaient tous les mêmes, il ne vivait que pour leur boulot, désormais ils vivent pour aller se mettre sur la gueule le week-end. C'est une forme primaire de vie, tel que Tyler la conçoit, pour lui il faut retourner à l'âge de pierre, il faut tout mettre par terre, tout ce qui constitue l'économie mondiale et mondialiste doit être éliminer, c'est pour cela que Tyler veut détruire les centres bancaires de New-York, ainsi l'humanité pourra revenir au temps de la chasse lorsque (sur)vivre voulait dire quelque chose. Tyler va exprimer tout son ras-le-bol et va se montrer tel qu'il est vraiment lorsqu'il va prendre en otage Raymond (vous savez l'asiatique qui travaille comme vendeur alors qu'il aurait pu faire des études), il va montrer à Jack (et à nous par la même occasion) ce qui lui importe vraiment, pour lui les gens doivent avoir toucher le fond du trou pour pouvoir ensuite vivre comme ils l'entendent, en menaçant de tuer Raymond il va nous mettre face à ce qui fait défaut dans la société, l'ambition, les gens préfèrent vivre leur vie de merde tant qu'ils ont un emploi et une famille. Pour Tyler cela n'est que pure foutaise, le plus important c'est de pouvoir vivre comme on l'entend (oui, je sais je radote mais c'est utile d'analyser plusieurs fois le même sujet, ça montre qu'on ne se trompe pas dans ce qu'on dit). Le Fight Club va ainsi dériver doucement dans une forme d'action sociale comme on dirait en sociologie. Le FC va changer de nom pour devenir le Projet KO, groupe ayant pour but de recruter d'anciens membres du club pour les transformer en soldats (encore un autre thème). Le groupe ne veut pas s'intégrer à la société, il veut exister comme membre à part entière mais il veut surtout au final devenir le point d'orgue d'une nouvelle civilisation, d'un nouveau monde bâti sur les ruines de l'ancien. Sur un point le film et le lire divergent mais sont au final complémentaire car apportant deux points de vues, dans le film, Tyler réussi à faire sauter les systèmes bancaires tandis que dans le livre c'est le contraire qui se produit, rien ne se passe et il finit enfermer dans un hôpital psychiatrique où il côtoie des membres du Fight Club/Projet KO. Ces deux points de vue oppose celui d'Hollywood qui veut minimiser les dégâts en laissant en vie Tyler et celui plus indépendant de l'auteur qui n'hésite pas à enfermer son personnage principal (à raison!). Je préfère cependant celui du livre car je crois au fond de mon âme (impie bien entendu) que la solution prônée par Tyler n'est pas la meilleure.

Fight Club 1re Partie.

Pour mon premier vrai article (avant-hier c'était de la mise en bouche) j'y vais fort je m'en vais faire une analyse de Fight Club, adoré par les uns (moi) détesté par les autres (des gens très respectables pourtant!). Le film est plus que tout, une vraie dissertation de philosophie, il devient une synthèse de la société actuelle par sa description véridique des mœurs et de la société actuelle. Seul David Fincher pouvait faire un film d'une telle ampleur. Tel une poupée russe, le film possède plusieurs thèmes que l'on découvre emboîtés et connectés les uns aux autres, l'aspect critique de la société de consommation a été trop souvent pointé du doigt, c'est une erreur car c'est nié l'existence d'autres sujets qui donne toute sa valeur au film.

A la base de ce film culte considéré par beaucoup comme un OFNI (Objet Filmique Non Identifié) il y a un livre écrit par Chuck Palahniuk, un écrivain américain à la prose acerbe et d'un humour au cynisme qui vous met un gros coup de pied dans le cul! Le livre et le film étant très semblables, l'analyse se portera sur les deux indépendamment. Je le recommanderais à ceux qui aime les structures non-linéaires, il possède en effet un style bordélique au possible que j'aime énormément.

Tout d'abord, on trouve dans le film une importante contradiction, en effet il veut critiquer la société de consommation pourtant il est pris dedans, c'est ce qui lui permet d'exister, le problème vient de là, il veut critiquer un système dans lequel il est pris de plein pied, un système qui lui a permis de se faire. Ainsi on peut se demander si le film n'est pas au final une blague de très mauvais goût car comportant énormément de cynisme et d'ironie. Cependant cette critique du système ne se porterait-elle pas en fait sur ses dérives plutôt que sur son principe même? On peut dire ça et en même temps non, il y a malgré une critique profonde de la société de consommation qui va donner des illusions aux hommes en général en leur faisant croire qu'acheter le dernier écran plat ou le dernier canapé à la mode leur apportera joie et soulagement de l'être. « Avant on trouvait dans les toilettes des revues pornos désormais ce sont les magazines Ikea » Cette phrase du narrateur (Jack) exprime le fait que désormais les gens vont jouir en achetant les trucs derniers cri, ce sera leur orgasme, cela deviendra un acte sexuel. Dans le film, cette pensée de Jack s'accompagne d'un plan où par insert numériques, David Fincher nous montre que Jack est parfait car il possède tous les trucs Ikea, il a atteint selon l'échelle de valeurs matérialistes de la société le haut de la pyramide. Seulement tout cela n'est en fait qu'une vaste fumisterie, comme le dit si bien Tyler Durden : « Les choses que tu possèdes finissent par te posséder, tu dois t'en détacher le plus possible » Il prône un retour aux vraies valeurs, il est une sorte d'altermondialiste de l'extrême, un espèce de prophète qui n'est pas en adéquation avec les valeurs actuelles et qui veut retourner en arrière.